Aire de trafic (Aire de stationnement)
L’aire de trafic, ou aire de stationnement, est la zone de l’aéroport où les aéronefs sont stationnés pour l’embarquement des passagers, le chargement du fret, ...
Le contrôle de l’aire de trafic gère les mouvements d’aéronefs et de véhicules sur les aires de trafic, en mettant l’accent sur la sécurité, l’efficacité et la coordination des ressources.
L’aire de trafic constitue une partie essentielle de l’infrastructure côté piste de tout aéroport. C’est la zone désignée pour le stationnement, le chargement, le déchargement, le ravitaillement, l’embarquement et la maintenance des aéronefs. Contrairement aux pistes et voies de circulation, l’aire de trafic n’est pas utilisée pour le décollage, l’atterrissage ou le roulage à grande vitesse ; elle sert plutôt au service au sol et à la rotation des aéronefs. Selon l’Annexe 14 de l’OACI, l’aire de trafic est une « zone définie, destinée à accueillir des aéronefs en vue de l’embarquement ou du débarquement de passagers, de courrier ou de fret, du ravitaillement, du stationnement ou de la maintenance ».
Les aires de trafic sont subdivisées en postes (ou portes/positions de stationnement), balisés et équipés pour des types d’aéronefs spécifiques. Les voies de circulation d’aire de trafic et taxilanes de poste relient ces postes aux voies principales, permettant aux aéronefs de rejoindre ou de quitter leur stationnement. L’aire de trafic est aussi un centre névralgique pour les véhicules d’assistance au sol—camions de carburant, fourgons de restauration, chariots à bagages, tracteurs de remorquage et bus—et pour un personnel varié : agents de piste, signaleurs, équipes de maintenance et employés de compagnies aériennes.
Cette convergence de personnes, de véhicules et d’aéronefs fait de l’aire de trafic un environnement complexe et hautement critique pour la sécurité. Les opérations y sont régies par des réglementations internationales (OACI), régionales (EASA), nationales (FAA) et locales (SOP aéroport), qui définissent l’accès, les déplacements, les exigences pour les véhicules et les procédures d’urgence.
Le contrôle de l’aire de trafic est la fonction opérationnelle dédiée à la gestion et à la coordination de toutes les activités dans l’aire de trafic. Il se distingue du contrôle du trafic aérien (ATC), qui supervise les mouvements dans la zone de manœuvre (pistes et voies de circulation principales). Les principales missions du contrôle de l’aire de trafic incluent :
Bien que le terme « contrôle » soit utilisé, il s’agit principalement d’un service de conseil et de gestion. La responsabilité ultime de la sécurité et de la prévention des collisions incombe aux pilotes, conducteurs et personnels au sol, tenus de respecter les procédures établies. La terminologie varie—certains aéroports parlent d’« Unité de gestion de l’aire de trafic » (AMU) ou de « Service de gestion de l’aire de trafic » (AMS)—mais la fonction fondamentale reste la même : garantir une utilisation sûre, efficace et coordonnée de l’aire de trafic.
Dans les grands aéroports, le contrôle de l’aire de trafic est une fonction dédiée, dotée de systèmes numériques avancés pour surveiller l’activité, attribuer les postes et suivre les équipements d’assistance en temps réel.
La gestion de l’aire de trafic consiste en la régulation et la coordination systématiques de toutes les activités de l’aire de trafic, dans le but de maximiser la sécurité, l’efficacité et la capacité tout en minimisant les risques et les retards. La formalisation de ces activités est appelée Services de gestion de l’aire de trafic (AMS).
L’AMS évolue avec la digitalisation : les systèmes modernes automatisent de plus en plus l’allocation des postes, le suivi des ressources et la détection des conflits, permettant aux opérateurs de se concentrer sur la gestion des exceptions et les décisions stratégiques.
Il existe une division claire des responsabilités entre le contrôle du trafic aérien (ATC) et la gestion de l’aire de trafic :
| Aspect | ATC (Tour de contrôle) | Gestion/contrôle de l’aire de trafic |
|---|---|---|
| Zone de responsabilité | Pistes et voies de circulation (zone de manœuvre) | Aire de trafic (postes, stationnement, voies véhicules) |
| Type de service | Service de contrôle du trafic aérien | Service de gestion/conseil |
| Priorité principale | Séparation sûre des aéronefs | Coordination, sécurité, efficacité |
| Communication | Avec les pilotes | Pilotes, personnel au sol, assistants, ATC |
| Autorité réglementaire | Annexe 11 OACI, FAA AIM | Annexe 14 OACI, EASA, SOP locaux |
ATC et gestion de l’aire de trafic doivent coopérer étroitement. Par exemple, lors du repoussage, la gestion de l’aire coordonne avec l’ATC pour éviter qu’un aéronef n’accède aux voies actives sans sécurité. Le point de transition entre les deux fonctions est défini dans les procédures locales et est essentiel pour la clarté opérationnelle.
Une Unité de contrôle de l’aire de trafic ou AMU dédiée est responsable :
Une exploitation efficace de l’aire requiert une coordination constante entre :
L’Annexe 14 de l’OACI fournit le cadre mondial pour la conception, le balisage, l’éclairage et les protocoles d’exploitation des aires de trafic. Les réglementations FAA (ex. AIM) définissent le contrôle de rampe et les exigences de formation aux États-Unis, tandis que le Règlement EASA (UE) 2020/1234 impose un AMS formel dans les grands aéroports européens. Les SOP locaux précisent les limites de vitesse, le contrôle d’accès et les procédures d’urgence.
Tous les véhicules doivent arborer des permis côté piste et disposer d’un éclairage d’obstacle fonctionnel (gyrophare jaune clignotant). Les conducteurs doivent posséder un permis côté piste, avec formation aux règles locales et procédures d’urgence. Le personnel doit suivre une formation régulière et porter un badge sécurisé pour accéder à l’aire, garantissant que seuls des individus autorisés et compétents pénètrent dans cette zone critique.
Après l’atterrissage, les aéronefs sont transférés du contrôle sol à la gestion de l’aire à une limite définie. La gestion de l’aire les dirige ensuite vers les postes assignés, en délivrant des instructions de conseil. Les repoussages et remorquages sont coordonnés pour assurer des voies dégagées et l’absence de conflit avec véhicules ou personnels. Les affectations de postes sont actualisées en permanence pour gérer les retards, arrivées précoces et perturbations.
Tous les véhicules doivent :
Les conducteurs maintiennent le contact radio avec le contrôle de l’aire et utilisent une phraséologie standardisée. La sécurité des piétons est primordiale : les passagers doivent rester sur les cheminements balisés, et les véhicules ne doivent pas obstruer ces voies. Les véhicules d’urgence sont prioritaires et des protocoles spécifiques s’appliquent en cas de mauvaise visibilité ou d’incident.
Les protocoles de sécurité visent la prévention des collisions, notamment :
La gestion des ressources garantit que les équipements au sol sont stationnés dans des zones désignées, prêts à l’emploi sans gêner la circulation.
La gestion des ressources de l’aire s’appuie sur la surveillance en temps réel, la communication avec les parties prenantes et l’intégration A-CDM pour :
Le contrôle moderne de l’aire de trafic s’appuie de plus en plus sur :
Ces technologies permettent des prises de décision plus rapides, une plus grande efficacité et une sécurité renforcée.
Le contrôle de l’aire évolue rapidement avec l’adoption de systèmes automatisés, de l’IA décisionnelle et du partage de données en temps réel. Les évolutions à venir incluent :
L’objectif demeure le même : garantir que l’aire de trafic de l’aéroport reste un environnement sûr, efficace et bien coordonné—maximisant la capacité et minimisant les risques alors que le trafic aérien continue de croître.
Le contrôle de l’aire de trafic est un pilier des opérations aéroportuaires, assurant la circulation sûre, efficace et coordonnée des aéronefs et véhicules dans l’un des environnements les plus complexes de l’aéroport. Il opère aux côtés—mais distinctement—du contrôle du trafic aérien, alliant conformité réglementaire, technologies, collaboration des parties prenantes et protocoles de sécurité rigoureux. À mesure que les aéroports se développent et que le trafic augmente, un contrôle robuste de l’aire soutenu par des systèmes AMS avancés sera plus que jamais essentiel à l’excellence opérationnelle et à la satisfaction des passagers.
Le contrôle de l’aire de trafic gère les mouvements d’aéronefs et de véhicules au sein de l’aire de trafic de l’aéroport—là où stationnement, chargement et service ont lieu—en se concentrant sur l’allocation des postes et la sécurité des véhicules au sol. Le contrôle du trafic aérien (ATC), en revanche, supervise les mouvements d’aéronefs sur les pistes et les voies de circulation, assurant la séparation lors du décollage, de l’atterrissage et du roulage. Bien que les deux fonctions coordonnent étroitement, leurs domaines de responsabilité et d’autorité sont distincts, comme défini par l’OACI et les réglementations nationales.
Bien que le contrôle de l’aire de trafic coordonne les mouvements et émette des avis, la responsabilité ultime de la prévention des collisions sur l’aire de trafic incombe aux pilotes, conducteurs de véhicules et personnels au sol. Tous doivent garder une conscience de la situation et se conformer aux protocoles de sécurité établis selon les réglementations internationales et locales.
Les opérations sur l’aire de trafic sont régies par l’Annexe 14 de l’OACI (normes mondiales pour la conception et l’exploitation des aires de trafic), le Règlement EASA (UE) 2020/1234 (pour les aéroports européens), les consignes FAA (AIM aux États-Unis) et les procédures opérationnelles standard locales des aéroports. Ces réglementations définissent les exigences d’allocation des postes, de procédures de sécurité, d’autorisations de véhicules et de formation du personnel.
La gestion de l’aire de trafic optimise l’allocation des postes, coordonne l’utilisation des ressources (comme les équipements d’assistance au sol et le personnel), surveille les conditions en temps réel et communique avec toutes les parties prenantes. Cela réduit les retards, prévient les goulots d’étranglement et assure des rotations rapides, contribuant directement à l’efficacité des opérations aéroportuaires.
L’AMS est une entité de service formalisée responsable de la gestion de toutes les activités sur l’aire de trafic. Ses missions comprennent l’allocation des postes, la gestion des ressources, la prévention des conflits et la coordination entre parties prenantes. L’AMS renforce la sécurité et l’efficacité, en s’intégrant aux plateformes de prise de décision collaborative aéroportuaire et aux systèmes numériques de gestion de l’aire de trafic.
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