Coordination
La coordination est l'alignement systématique des efforts entre individus, équipes, départements ou organisations afin d’atteindre des objectifs communs de mani...
Co-localisé signifie regrouper des personnes, des systèmes ou des ressources dans un même lieu physique afin de permettre une collaboration directe, en particulier dans les opérations aéronautiques.
Co-localisé désigne l’agencement où deux entités ou plus—telles que personnes, équipes, systèmes ou ressources—sont situées dans le même espace physique. Dans l’aviation, la co-localisation signifie que le personnel opérationnel, les systèmes techniques, l’infrastructure et les ressources sont regroupés dans un aéroport, un centre de contrôle du trafic aérien ou une installation de maintenance pour permettre la communication en personne, la collaboration directe et le partage efficace des ressources. L’OACI reconnaît la co-localisation comme un principe central dans la conception des opérations aéroportuaires intégrées, la prise de décision collaborative (CDM) et les systèmes modernes de gestion du trafic aérien (ATM). En informatique et en entreprise, la co-localisation peut désigner des serveurs hébergés dans le même centre de données ou des unités commerciales partageant un espace de bureaux pour générer des synergies. L’essence de cette pratique est de faciliter l’interaction en temps réel et de surmonter les barrières de la séparation physique.
Dans les grands aéroports, la co-localisation est fondamentale pour la gestion du flux du trafic aérien (ATFM), les centres d’opérations aéroportuaires (APOC) et les environnements CDM. Les représentants des compagnies aériennes, des fournisseurs de services de navigation aérienne (ANSP), de la manutention au sol et des autorités aéroportuaires sont physiquement co-localisés dans les centres d’opérations pour favoriser une connaissance partagée de la situation et une prise de décision immédiate. Cela est particulièrement crucial lors d’opérations irrégulières, comme les intempéries, la congestion ou les situations d’urgence.
Le Manuel de l’OACI sur la gestion collaborative des flux de trafic aérien (Doc 9971) souligne l’efficacité de la co-localisation des unités ATFM et des parties prenantes opérationnelles pour optimiser les flux de trafic et la gestion des ressources.
Les équipes co-localisées utilisent des écrans de données partagés, la communication verbale directe et des boucles de rétroaction instantanées pour coordonner les vols, les attributions de portes, le dégivrage et la gestion des passagers en temps réel. Cela réduit les retards, atténue les malentendus et permet de résoudre rapidement les perturbations.
En ATM, la co-localisation signifie souvent placer les systèmes et équipements critiques—tels que les unités de traitement radar, les commutateurs de communication et les processeurs de données de vol—dans la même installation. Cela garantit la redondance, la sécurité et un accès rapide à la maintenance.
Le Manuel de l’OACI sur les applications de liaison de données pour les services de la circulation aérienne (Doc 9694) note que les systèmes co-localisés bénéficient d’une latence réduite, d’une fiabilité accrue et d’un dépannage simplifié, les techniciens et opérateurs collaborant instantanément sur site.
La co-localisation technique minimise le risque de perte de données, améliore les capacités de basculement et soutient la continuité des activités pour les ANSP.
L’OACI recommande la co-localisation physique du personnel pour des opérations aéroportuaires et une gestion de crise optimales. Dans un APOC, des représentants des compagnies aériennes, de la gestion aéroportuaire, de la sécurité, de la douane, de l’immigration et de la manutention au sol sont stationnés ensemble. Cela permet une consultation inter-agences immédiate, des décisions rapides et une communication unifiée.
Le Plan mondial de navigation aérienne (GANP) de l’OACI identifie la co-localisation du personnel comme essentielle pour la prise de décision collaborative aéroportuaire (A-CDM), qui repose sur le partage d’informations en temps réel et la planification conjointe.
Les équipes co-localisées effectuent des briefings, surveillent des tableaux de bord partagés et utilisent des canaux de communication communs pour coordonner les mouvements d’aéronefs, gérer les rotations et traiter les perturbations, ce qui accroît l’efficacité et améliore l’expérience des passagers.
La sécurité aéronautique est renforcée par la co-localisation des unités de contrôle, des forces de l’ordre et des services de renseignement au sein des terminaux aéroportuaires ou des salles de contrôle. Cela favorise un flux d’informations rapide, une réponse coordonnée aux incidents et une posture de sécurité unifiée.
Le Manuel de l’OACI sur la sûreté de l’aviation (Doc 8973) préconise la co-localisation des équipes de sécurité pour faciliter les évaluations conjointes des menaces, la surveillance en temps réel et une réponse immédiate aux menaces évolutives.
Les technologies de sécurité intégrées, telles que l’analyse vidéo et l’accès biométrique, renforcent encore les architectures de sécurité en couches.
En MRO, la co-localisation regroupe les équipes d’ingénierie, les stocks de pièces détachées et la documentation technique dans un hangar ou une installation partagée.
Le Manuel de l’OACI sur les opérations de dégivrage/antigivrage au sol des aéronefs (Doc 9640) recommande la co-localisation des équipes MRO pour un flux de travail rationalisé entre mécaniciens, ingénieurs et logistique.
Les équipes MRO co-localisées répondent rapidement aux besoins de maintenance, accèdent efficacement aux pièces et résolvent les problèmes techniques en face à face, réduisant ainsi les temps d’immobilisation des avions et améliorant les délais de rotation.
La CDM prospère grâce à la co-localisation. Lorsque les parties prenantes—compagnies aériennes, ATC, manutentionnaires au sol, opérations aéroportuaires—sont co-localisées, l’échange d’informations en temps réel, la connaissance partagée de la situation et la résolution consensuelle des problèmes deviennent possibles.
Le Manuel de l’OACI sur la prise de décision collaborative (Doc 9971) décrit la co-localisation comme un catalyseur pour une CDM efficace.
La co-localisation élimine les barrières de communication, permet l’alignement immédiat des priorités et favorise une réponse unifiée aux perturbations.
Les centres de formation aéronautique co-localisent souvent les simulateurs, les salles de classe, les salles de briefing et les bureaux des instructeurs. Cela crée un environnement d’apprentissage intégré pour des transitions fluides entre la théorie, la pratique et le debriefing.
Le Manuel de l’OACI sur la formation et l’évaluation basée sur les compétences des contrôleurs aériens (Doc 10056) met en avant la formation co-localisée pour l’interaction entre pairs et l’apprentissage collaboratif.
Les exercices scénarisés en environnement co-localisé renforcent la communication d’équipe et assurent des procédures cohérentes.
Une planification efficace des urgences repose sur la co-localisation des équipes de pompiers, de secours médical, d’urgence aéroportuaire et de police dans ou à proximité de l’aéroport.
Le Manuel des services aéroportuaires de l’OACI, Partie 7 : Planification d’urgence aéroportuaire (Doc 9137) recommande l’établissement d’un centre d’opérations d’urgence (EOC) avec la présence physique de représentants de toutes les agences clés.
Cela garantit le partage d’informations en temps réel, la prise de décision conjointe et le déploiement coordonné des ressources lors d’incidents.
Les parcs de recherche aéronautique et les pôles d’innovation utilisent des modèles de co-localisation pour rassembler industrie, universités, start-ups et régulateurs.
L’EASA et l’OACI encouragent les clusters de recherche co-localisés pour la collaboration interdisciplinaire, le transfert de technologie et le prototypage rapide.
Les laboratoires partagés, bancs d’essai et installations de démonstration accélèrent le développement et la commercialisation de nouvelles technologies aéronautiques.
En informatique aéronautique, la co-localisation signifie héberger les serveurs et infrastructures de plusieurs organisations dans un centre de données unique et sécurisé.
Le Manuel de l’OACI sur la transformation numérique du système de transport aérien souligne l’importance d’une infrastructure informatique co-localisée pour la continuité des activités, la reprise après sinistre et la cybersécurité.
Les centres de données co-localisés facilitent le partage de données en temps réel et renforcent la résilience opérationnelle.
| Aspect | Co-localisé | À distance/distribué |
|---|---|---|
| Lieu physique | Même installation ou site | Plusieurs lieux, géographiquement dispersés |
| Communication | En face à face, en temps réel, informelle | Numérique (vidéo, e-mail, chat), souvent asynchrone |
| Coordination | Retour immédiat, en personne | Planifiée, structurée, dépendante de la technologie |
| Utilisation des ressources | Partagées, centralisées | Dupliquées ou décentralisées |
| Temps de réponse | Instantané | Dépend de la connectivité et des fuseaux horaires |
| Sécurité | Contrôles d’accès physiques, supervision sur site | Repose sur des mesures de sécurité numériques |
| Flexibilité | Faible (lieu et horaires fixes) | Élevée (travail de n’importe où, horaires flexibles) |
| Vivier de talents | Limité localement ou régionalement | Mondial, diversifié |
Des hubs majeurs comme Londres Heathrow et Singapour Changi co-localisent compagnies aériennes, opérations aéroportuaires, ATC, manutention au sol et sécurité sous un même toit, permettant coordination en temps réel et résilience.
Les agents météorologiques et les contrôleurs partagent les centres de contrôle régional dans certains pays, permettant des mises à jour météo immédiates pour des trajectoires plus sûres et efficaces.
Les compagnies aériennes co-localisent les équipes d’ingénierie, de logistique et de qualité dans les hangars pour accélérer les rotations d’avions et les contrôles de conformité.
Des aéroports comme LAX et Dubaï International co-localisent pompiers, équipes médicales, direction et police dans les EOC pour une chaîne de commandement unifiée lors d’incidents majeurs.
Quel est le principal avantage de la co-localisation des équipes opérationnelles dans un aéroport ?
Une coordination renforcée et une prise de décision accélérée lors des situations courantes ou d’urgence, améliorant la sécurité, l’efficacité et l’expérience passager.
La co-localisation peut-elle être combinée avec des outils de collaboration virtuelle ?
Oui, les tableaux de bord numériques et la visioconférence peuvent compléter la collaboration en personne pour des opérations hybrides.
Comment la co-localisation facilite-t-elle la conformité réglementaire ?
La proximité physique simplifie la supervision, l’auditabilité et la mise en œuvre rapide des changements réglementaires ou procéduraux.
Quels sont les risques associés à la co-localisation ?
Les risques incluent des coûts plus élevés, une vulnérabilité aux perturbations localisées et des limites à la diversité et la flexibilité de la main-d’œuvre.
À l’aéroport de Francfort, l’A-CDM a été mis en œuvre en co-localisant compagnies aériennes, ATC, manutention au sol et autorités aéroportuaires dans un centre d’opérations commun. Cela a permis l’échange en temps réel des données sur les vols, les rotations et les ressources, réduisant les temps de roulage, améliorant la ponctualité et la résilience face aux intempéries. Ce succès a inspiré les lignes directrices CDM de l’OACI et d’EUROCONTROL dans le monde entier.
La documentation de l’OACI met en avant la co-localisation comme un levier stratégique pour une gestion intégrée des aéroports et de l’espace aérien. Le Plan mondial de navigation aérienne (GANP), le Manuel sur la gestion collaborative des flux de trafic aérien (Doc 9971) et le Manuel sur la prise de décision collaborative aéroportuaire (Doc 9971) prescrivent tous la co-localisation des parties prenantes clés afin d’atteindre des systèmes d’aviation intégrés, agiles et pilotés par la donnée.
La transformation numérique, l’intégration des drones/UAS et la complexification de l’espace aérien ravivent l’intérêt pour la co-localisation et les modèles hybrides. Tandis que les outils de collaboration à distance progressent, les opérations aéronautiques à fort enjeu requièrent encore la co-localisation pour les fonctions centrales. Les aéroports du futur pourraient proposer des espaces de co-localisation flexibles et modulaires, ainsi que des plateformes avancées de partage d’informations pour soutenir équipes centralisées et distribuées.
La co-localisation en aviation et en entreprise signifie regrouper physiquement les personnes, ressources et systèmes pour maximiser l’efficacité, la communication et la performance opérationnelle. Elle est indispensable à la gestion aéroportuaire, au contrôle aérien, à l’intervention d’urgence et à la maintenance, où la coordination en temps réel est cruciale. À mesure que l’aviation évolue, l’équilibre entre les avantages de la co-localisation et la flexibilité des modèles digitaux et distribués sera la clé de la résilience, de la sécurité et de l’excellence.
La co-localisation dans l’aviation est le placement physique des parties prenantes opérationnelles, des systèmes ou des ressources ensemble—par exemple dans un centre d’opérations aéroportuaires—pour permettre une communication directe, une connaissance de la situation partagée et une prise de décision rapide. Il s’agit d’une bonne pratique recommandée par l’OACI pour optimiser l’efficacité et la sécurité.
La co-localisation implique un espace physique partagé et des interactions en face à face, permettant un retour immédiat et une utilisation centralisée des ressources. À l’inverse, les modèles à distance ou distribués s’appuient sur la technologie pour connecter des équipes géographiquement séparées, ce qui peut ralentir la prise de décision mais offrir une plus grande flexibilité.
Les principaux avantages incluent une communication renforcée, un consensus plus rapide, une meilleure connaissance de la situation, une cohésion d’équipe accrue, une allocation des ressources rationalisée et une sécurité renforcée—tous essentiels pour les opérations aéronautiques sensibles au facteur temps.
Oui. La co-localisation peut entraîner des coûts d’infrastructure importants, limiter la flexibilité de la main-d’œuvre, restreindre le vivier de talents et créer une vulnérabilité aux perturbations localisées. Une planification efficace et des modèles hybrides peuvent aider à atténuer ces défis.
Absolument. De nombreux aéroports et organisations aéronautiques utilisent des tableaux de bord numériques, la visioconférence et des plateformes de partage de données en complément de la co-localisation afin de soutenir à la fois la collaboration en présentiel et à distance.
Découvrez comment la co-localisation peut transformer votre aéroport ou organisation aéronautique en améliorant l’efficacité, la communication et la sécurité. Parlez à nos experts ou planifiez une démonstration dès aujourd’hui.
La coordination est l'alignement systématique des efforts entre individus, équipes, départements ou organisations afin d’atteindre des objectifs communs de mani...
Un localisateur (LOC) est une aide à la navigation au sol essentielle qui fournit un guidage latéral aux avions pendant l'approche finale, constituant la base d...
L'alignement dans les opérations fait référence au positionnement ou à l'orientation délibérée d'objets, de personnes ou de systèmes par rapport à une référence...
Consentement aux Cookies
Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience de navigation et analyser notre trafic. See our privacy policy.


