Rayonnement thermique
Le rayonnement thermique désigne le rayonnement électromagnétique émis par la matière en raison de sa température, se produisant même dans le vide. Il est à l'o...
L’imagerie thermique visualise les variations de température en détectant le rayonnement infrarouge, permettant des applications dans l’industrie, la sécurité, la santé et bien plus encore.
L’imagerie thermique est une technologie qui permet de visualiser les variations de température à la surface des objets et des environnements en détectant le rayonnement infrarouge (IR), naturellement émis par tous les objets dont la température est supérieure au zéro absolu (-273,15°C ou 0 K). Plutôt que de s’appuyer sur la lumière visible, l’imagerie thermique traduit l’énergie infrarouge invisible en une image visible appelée thermogramme. La quantité de rayonnement infrarouge émise par un objet augmente avec sa température, selon les principes de la loi du rayonnement de Planck. Cela permet à l’imagerie thermique de fonctionner dans l’obscurité totale, à travers la fumée, le brouillard ou la poussière—des conditions dans lesquelles les caméras visuelles classiques échouent.
L’imagerie thermique est largement utilisée dans l’industrie pour la mesure de température sans contact, la détection d’anomalies et l’analyse qualitative et quantitative des motifs thermiques. Par exemple, dans l’aéronautique, l’imagerie thermique est utilisée pour inspecter les structures composites, surveiller les moteurs et améliorer la conscience de la situation. En ingénierie électrique, elle détecte les composants en surchauffe dans les circuits et appareillages. En médecine, elle aide à détecter les signatures thermiques anormales liées à des inflammations ou troubles vasculaires.
Cette technologie améliore la sécurité, l’efficacité et la fiabilité opérationnelles sans nécessiter d’éclairage externe, ce qui la rend précieuse pour la sécurité, la surveillance, la recherche et le sauvetage, ainsi que la surveillance de la faune. Sa polyvalence découle de son principe fondamental : toute matière émet de l’énergie infrarouge, et cela peut être visualisé pour révéler un monde invisible à l’œil nu.
Le rayonnement infrarouge (IR) est une énergie électromagnétique dont la longueur d’onde est plus longue que celle de la lumière visible (700 nanomètres à environ 1 millimètre) mais plus courte que celle des micro-ondes. Le spectre IR comprend :
La bande LWIR est la plus utilisée pour l’imagerie thermique, car elle correspond au pic d’émission des objets à température ambiante.
L’émission du rayonnement IR suit la loi de Planck sur le rayonnement du corps noir, qui relie la température à l’énergie rayonnée. Bien que les objets réels ne soient pas des corps noirs parfaits, ce principe sous-tend l’étalonnage et l’interprétation des données thermiques.
L’émissivité est le rapport du rayonnement thermique émis par une surface à celui d’un corps noir à la même température (valeurs comprises entre 0 et 1). La peau humaine et la peinture noire mate ont une émissivité élevée (>0,95), tandis que les métaux brillants ont une faible émissivité (<0,1). La correction de l’émissivité est cruciale pour une mesure thermique précise.
La loi du déplacement de Wien aide à déterminer la longueur d’onde du pic d’émission pour une température donnée, guidant le choix optimal de bande pour les caméras.
Les caméras thermiques détectent le rayonnement infrarouge et le convertissent en signaux électriques, qui sont traités pour créer des images thermographiques visibles. Le processus comprend :
Les caméras utilisent des microbolomètres dans les systèmes non refroidis et des détecteurs de photons (par exemple, InSb, HgCdTe) dans les systèmes refroidis. Les fonctionnalités avancées incluent le stockage des données, la superposition d’images visibles, l’analyse en temps réel et les outils de mesure de température.
Une image thermique ou thermogramme est le résultat d’une caméra thermique, cartographiant les variations de température à l’aide de palettes de fausses couleurs pour faciliter l’interprétation. Les caméras modernes proposent différentes palettes (par exemple, “fer chaud”, “arc-en-ciel”, niveaux de gris) adaptées aux besoins des applications.
L’imagerie par fusion superpose images thermiques et visibles pour plus de contexte, utile dans les environnements complexes.
Les applications vont de la maintenance prédictive et des audits énergétiques au diagnostic médical et à la surveillance.
Les caméras infrarouges utilisent des objectifs optimisés pour l’IR, une matrice de détecteurs, une électronique de traitement et un affichage ou une interface de données. Les matériaux des détecteurs incluent :
Utilisées dans les environnements industriels, scientifiques et militaires, leur choix dépend de la plage de température, de la sensibilité et de l’environnement.
Portables, alimentées par batterie et conviviales, elles sont idéales pour les inspections et diagnostics sur le terrain. Les fonctionnalités incluent souvent des écrans tactiles, le stockage et la connectivité sans fil.
Utilisateurs courants : électriciens, diagnostiqueurs du bâtiment, professionnels CVC, ingénieurs de maintenance.
Installées pour une surveillance continue ou le contrôle d’actifs critiques, ces caméras s’intègrent à l’automatisation, à la sécurité ou aux systèmes de détection incendie, offrant du streaming en temps réel et des alarmes automatisées.
Secteurs clés : postes électriques, usines, entrepôts, centres de données, sécurité frontalière.
Spécialisées dans la détection de gaz (par exemple, méthane, SF₆, COV), ces caméras utilisent des filtres spectraux pour visualiser en temps réel des fuites invisibles autrement. L’OGI est vitale pour la conformité environnementale et la sécurité dans le pétrole, le gaz et les services publics.
Utilisent des microbolomètres VOx ou a-Si à température ambiante : compactes, robustes et économiques. Fonctionnent généralement dans le LWIR (8–14 µm), avec des résolutions de 80×60 à 640×480 pixels. Adaptées au diagnostic du bâtiment, à la maintenance électrique, à la lutte contre l’incendie et à la sécurité.
Utilisent des détecteurs de photons refroidis cryogéniquement (par exemple, InSb, HgCdTe) pour une sensibilité extrême (<0,02°C) et des fréquences d’images élevées. Fonctionnent en SWIR, MWIR et LWIR, idéales pour la détection de gaz, la recherche scientifique, l’aérospatial et les applications militaires.
Un nombre de pixels plus élevé signifie des images plus nettes et détaillées—essentiel pour détecter de petites caractéristiques, des gradients subtils ou des objets éloignés. La haute résolution est cruciale pour les inspections précises et l’analyse quantitative.
Exprimée en millikelvins (mK), une NETD plus faible indique une meilleure sensibilité aux faibles différences de température. Important pour la maintenance prédictive, le diagnostic médical et la surveillance environnementale.
Détermine la couverture de la scène : large FOV pour de grandes zones, FOV étroit pour des inspections détaillées à longue portée. Le choix de l’objectif et la taille du détecteur influencent le FOV ; certaines caméras proposent des objectifs interchangeables.
Les caméras modernes proposent Wi-Fi, Bluetooth, USB et Ethernet pour le transfert et l’intégration des données. Le stockage embarqué, le streaming en direct et la génération automatique de rapports simplifient les flux de travail et la conformité.
L’étalonnage radiométrique permet des mesures de température précises par pixel. Les outils avancés incluent des mesures ponctuelles, de surface et linéaires, des graphiques de tendance et des fonctions d’alarme.
À considérer :
Exemple : un électricien choisit une caméra LWIR portative, radiométrique, avec une résolution de 320×240 et le Wi-Fi pour les inspections courantes.
Utilisée pour détecter la surchauffe des moteurs, roulements, transformateurs, appareillages, etc. L’imagerie thermique permet la maintenance prédictive et préventive, réduisant les temps d’arrêt et améliorant la fiabilité des actifs. Les caméras fixes assurent une surveillance continue et des alarmes automatisées.
Identifie les pertes de chaleur, infiltrations d’air, lacunes d’isolation, intrusions d’humidité et infestations. Utilisée pour les audits énergétiques et orienter les rénovations d’efficacité, ainsi que pour détecter les fuites d’eau cachées afin de prévenir la moisissure et les dommages structurels.
Idéale pour la surveillance périmétrique et la détection d’intrus dans l’obscurité, le brouillard ou la fumée. Améliore la conscience de la situation pour les forces de l’ordre et les militaires, et permet une détection de présence respectueuse de la vie privée.
Mesure sans contact de la température cutanée pour le dépistage de la fièvre, les études vasculaires et l’évaluation de l’inflammation. Utilisée en oncologie, suivi des plaies et diagnostic vétérinaire.
L’imagerie thermique ne cesse de s’étendre à de nouveaux domaines, portée par les avancées des détecteurs, de l’analyse de données et des capacités d’intégration. De la sécurité à la durabilité, de la santé à la sûreté, elle révèle l’invisible—permettant de meilleures décisions et des résultats optimaux partout où la chaleur compte.
L’imagerie thermique détecte le rayonnement infrarouge émis par les objets et le convertit en signaux électriques. Ces signaux sont traités pour générer une image visible (thermogramme), représentant les variations de température sur une scène. La technologie permet de visualiser les motifs de chaleur invisibles à l’œil nu et fonctionne dans l’obscurité totale, la fumée ou le brouillard.
L’imagerie thermique est largement utilisée dans l’inspection industrielle (détection de surchauffe d’équipements), le diagnostic du bâtiment (identification des défauts d’isolation et des fuites), la sécurité et la surveillance (détection d’intrus), la santé (dépistage de la fièvre et détection des inflammations), la lutte contre l’incendie, la surveillance de la faune et la détection des fuites de gaz environnementaux.
Les caméras non refroidies utilisent des matrices de microbolomètres fonctionnant à température ambiante, ce qui les rend compactes, fiables et économiques pour la plupart des applications. Les caméras refroidies utilisent des détecteurs de photons refroidis cryogéniquement pour une sensibilité et une résolution supérieures, permettant de détecter de très faibles différences de température et d’être utilisées dans des tâches scientifiques, aérospatiales et militaires exigeantes.
L’émissivité est une mesure de l’efficacité avec laquelle une surface émet un rayonnement infrarouge par rapport à un corps noir parfait. Elle influence la précision des mesures de température en imagerie thermique. Les surfaces à faible émissivité ou à émissivité variable peuvent induire des erreurs importantes si elles ne sont pas correctement prises en compte. Il est donc essentiel d’ajuster l’émissivité pour des relevés de température précis.
Non, l’imagerie thermique ne peut pas voir à travers des objets solides comme les murs. Elle détecte le rayonnement infrarouge émis par les surfaces qu’elle observe. Cependant, elle peut révéler des anomalies thermiques sur les surfaces qui peuvent indiquer des problèmes cachés derrière les murs, comme des fuites d’eau, une isolation manquante ou des défauts électriques.
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