Stationnement des aéronefs
Le stationnement des aéronefs désigne les zones désignées et contrôlées dans les aéroports où les avions sont positionnés en toute sécurité lorsqu'ils ne sont p...
Découvrez les concepts clés liés aux portes d’aéroport et au stationnement des avions tels que l’aire de trafic, la passerelle d’embarquement, la salle d’embarquement, l’aire de stationnement éloignée, l’équipement de soutien au sol, et plus encore. Comprenez leur rôle dans les opérations aéroportuaires, la sécurité et l’expérience passager.
Une porte dans un terminal d’aéroport est un emplacement spécifiquement désigné où les avions sont stationnés pour l’embarquement et le débarquement des passagers, ainsi que pour le chargement et le déchargement du fret et des bagages, le ravitaillement, l’avitaillement de l’avion, et diverses activités de service au sol entre les vols. Le concept de porte va au-delà de la position physique de stationnement sur l’aire de trafic pour inclure des éléments opérationnels essentiels : la passerelle d’embarquement (PBB) ou les escaliers mobiles, la salle d’embarquement pour les passagers en attente, et l’infrastructure de soutien au sol telle que les unités fixes d’alimentation électrique, les points de ravitaillement en carburant et les voies d’accès pour l’équipement de soutien au sol (GSE).
Les portes sont au centre de la circulation des avions, des passagers et des opérations de soutien dans les aéroports de toutes tailles. Leur disposition, leur attribution et leur gestion sont cruciales pour un retour en vol sûr, efficace et ponctuel. La conception et l’exploitation des portes respectent un ensemble de procédures propres à chaque aéroport, de réglementations nationales (par ex. FAA aux États-Unis) et de normes internationales (notamment OACI). Elles définissent les exigences minimales en matière de dégagement pour les avions, d’accessibilité des passagers et d’efficacité des services au sol.
Les portes doivent accueillir une gamme d’avions — des petits jets régionaux aux gros-porteurs — chacun ayant des exigences spécifiques pour la géométrie de stationnement, la hauteur des portes et les services de soutien. Une gestion efficace des portes influe sur la capacité de l’aéroport, l’expérience passager, la sécurité et la ponctualité des opérations. La planification des portes anticipe la demande future, l’évolution des avions et les nouvelles technologies afin d’assurer la flexibilité et la conformité sur le long terme.
L’aire de trafic (ou aire de stationnement) est la surface pavée autour des terminaux d’aéroport où les avions sont stationnés pour les opérations passagers et fret, le ravitaillement et les services. Cette zone constitue l’aire de préparation des avions lorsqu’ils ne sont pas en mouvement, englobant les positions de stationnement et l’espace adjacent nécessaire au soutien au sol.
La conception de l’aire de trafic selon l’Annexe 14 de l’OACI et le FAA AC 150/5300-13 garantit un espace suffisant pour la manœuvre des avions, des véhicules et du personnel. Le revêtement doit supporter l’avion le plus lourd prévu et la circulation fréquente des équipements au sol. Les aires de trafic comportent des marquages pour le stationnement des avions, les lignes de guidage, les barres d’arrêt et les voies GSE. L’éclairage, la signalisation et le drainage sont des éléments essentiels de sécurité.
Les opérations sur l’aire de trafic suivent des protocoles de sécurité stricts : port de vêtements haute visibilité, limitations de vitesse des véhicules et coordination constante avec le contrôle de l’aire de trafic et le contrôle aérien. L’aire de trafic est une zone de sécurité contrôlée, accessible uniquement au personnel et véhicules autorisés. Sa conception et sa gestion sont fondamentales pour des opérations aéroportuaires efficaces et un retour en vol rapide.
Une passerelle d’embarquement (PBB), également appelée passerelle télescopique, jet bridge, jetway ou airbridge, est une passerelle mobile et fermée reliant le terminal à la porte de l’avion, permettant un embarquement et un débarquement protégés des intempéries et en toute sécurité.
Les PBB sont conçues pour divers types d’avions, avec des tunnels télescopiques et des hauteurs ajustables. Le choix dépend des types d’appareils desservis, avec des modèles multi-tunnels pour les gros-porteurs. Les réglementations imposent des pentes de passerelle ne dépassant pas 1:12 (conformité ADA aux États-Unis). La PBB peut pivoter et s’étendre pour s’aligner sur l’avion, avec des dégagements minimaux (souvent 2,10 m) entre le fuselage et la passerelle. L’éclairage, la climatisation et parfois les systèmes de guidage d’amarrage sont intégrés. Les PBB améliorent la sécurité, le confort et l’efficacité opérationnelle en facilitant l’embarquement et le retour en vol.
La salle d’embarquement est une zone du terminal où les passagers attendent avant d’embarquer. Située à proximité immédiate de la porte, elle est conçue pour offrir un maximum de confort aux passagers et d’efficacité opérationnelle.
Les salles d’embarquement proposent des sièges, des écrans d’informations de vol (FIDS), des systèmes de sonorisation, des toilettes et parfois des commerces ou de la restauration. La sécurité est primordiale — les salles d’embarquement sont situées en zone stérile, accessibles uniquement aux passagers contrôlés et munis de billet. Leur aménagement favorise un embarquement efficace, l’accessibilité et l’évacuation d’urgence. Selon la conception du terminal, les salles d’embarquement peuvent desservir plusieurs portes ou être dédiées à une seule. Leur proximité avec l’avion et leur visibilité optimisent le flux de passagers et la réactivité en cas de changements d’horaire ou de perturbations.
Une aire de stationnement éloignée est une position de stationnement d’avion à distance sur l’aire de trafic, non directement reliée au terminal ou à une passerelle d’embarquement. Ces aires sont utilisées lorsque les portes sont saturées, pour le débordement, les vols charters, le fret ou des besoins spécifiques d’appareils.
L’accès des passagers aux aires éloignées se fait via des bus ou navettes circulant sur l’aire de trafic. Les opérations requièrent des cheminements piétons sécurisés, un contrôle strict des véhicules et une coordination étroite entre équipes au sol. Les aires éloignées doivent respecter les mêmes normes structurelles que les aires de trafic adjacentes au terminal. Des marquages indiquent les positions de stationnement et les zones d’équipement. Les aires éloignées sont essentielles pour la gestion flexible des capacités, particulièrement lors des pics de trafic ou de travaux, et sont soumises aux mêmes règles de sécurité et d’exploitation que les portes.
L’équipement de soutien au sol (GSE) regroupe les véhicules, machines et outils utilisés pour le service des avions au sol : gestion des passagers et bagages, maintenance, restauration, ravitaillement, nettoyage et déplacement des appareils. Exemples : chariots à bagages, tapis roulants, camions de restauration, camions-citernes, tracteurs de remorquage, tracteurs repousseurs, groupes de démarrage, GPU, et véhicules sanitaires.
Le GSE requiert des itinéraires d’accès et des zones de stationnement sûrs et efficaces, déterminés par les normes de planification aéroportuaire avec des dégagements minimaux entre véhicules en mouvement, équipements et avions. Les opérations GSE suivent des protocoles stricts pour éviter les collisions et les débris (FOD). Les aéroports adoptent de plus en plus des GSE électriques ou hybrides pour réduire les émissions, et des systèmes avancés de gestion de flotte pour surveiller l’utilisation et la maintenance. L’intégration avec les plannings en temps réel des vols et des portes est essentielle pour des rotations rapides.
Le groupe de conception des avions (ADG) est une classification standardisée basée sur l’envergure et la hauteur de la dérive des avions, servant de guide pour la conception et l’exploitation aéroportuaire. Définie par le FAA AC 150/5300-13 et l’Annexe 14 de l’OACI, l’ADG garantit la compatibilité entre l’infrastructure et les avions.
Les groupes FAA vont de I (petits avions régionaux) à VI (plus gros avions comme l’A380). Chaque groupe a des normes spécifiques de dégagement pour les voies de circulation, les aires de trafic et les portes. L’attribution et la planification des portes utilisent l’ADG pour maintenir la sécurité, accueillir l’évolution des flottes et optimiser la capacité.
Le dégagement d’extrémité d’aile est la distance latérale minimale requise entre les extrémités d’ailes d’avions stationnés côte à côte ou entre un avion et des obstacles fixes. C’est une norme de sécurité essentielle pour éviter tout contact accidentel lors du stationnement, du repoussage, du roulage ou des opérations GSE.
Minimums typiques : 4,5 m pour les avions moyen-courrier, 6 à 7,5 m ou plus pour les gros-porteurs, selon les réglementations et besoins opérationnels. Les dégagements sont matérialisés et contrôlés lors de toutes les opérations sur l’aire de trafic. Les évolutions futures de la flotte doivent être prises en compte pour garantir la conformité continue.
Les lignes de guidage et barres d’arrêt sont des marquages d’aire de trafic guidant les pilotes jusqu’à la bonne position de stationnement. La ligne de guidage conduit l’avion de la voie de circulation ou de l’aire de trafic jusqu’à l’emplacement désigné ; la barre d’arrêt indique l’endroit où s’arrêter pour l’embarquement et le service.
Les marquages respectent les normes OACI et FAA — les lignes de guidage sont jaunes continues, les barres d’arrêt sont perpendiculaires et peuvent porter des annotations. Leur positionnement est crucial pour l’utilisation optimale des portes, la prévention des collisions et l’efficacité. Les portes MARS peuvent comporter plusieurs lignes de guidage pour différentes configurations d’avions. Les marquages sont vérifiés sur site pour leur adéquation opérationnelle.
Le repoussage est la procédure consistant à déplacer un avion en marche arrière depuis la porte à l’aide d’un tracteur, nécessaire car la plupart des avions ne peuvent pas reculer par leurs propres moyens.
Le power-in/power-out désigne les portes où les avions peuvent rouler directement vers ou depuis leur position sans tracteur, généralement limité aux petits avions ou à certaines configurations de portes. Les portes nécessitant un repoussage exigent au moins 12 m de dégagement devant la roulette de nez pour le tracteur et des voies sûres pour le GSE. La coordination avec le contrôle de l’aire de trafic et la surveillance en temps réel de l’aire de trafic sont essentielles pour la sécurité.
Une porte Multiple Aircraft Ramp System (MARS) est une conception flexible permettant d’accueillir soit un gros-porteur, soit deux avions moyen-courrier simultanément. Les portes MARS utilisent plusieurs lignes de guidage, passerelles d’embarquement et dégagements adaptés à différentes configurations.
Les portes MARS sont particulièrement utiles dans les aéroports à fort trafic où la flexibilité est essentielle. Elles exigent une planification avancée, des logiciels dédiés et une formation spécifique du personnel. Les portes MARS améliorent la capacité du terminal et l’efficacité de l’infrastructure.
Le Flight Information Display System (FIDS) est un système électronique affichant en temps réel le statut des vols — départs, arrivées, affectations de portes, embarquements, retards, etc. Les écrans FIDS sont installés partout dans le terminal, y compris aux portes et dans les salles d’embarquement.
Le FIDS s’intègre aux opérations centrales, aux systèmes des compagnies aériennes et à la gestion des portes. Les FIDS modernes permettent aussi des annonces multilingues, l’orientation des passagers et la diffusion d’informations d’urgence. Des affichages clairs et fiables sont essentiels pour la satisfaction des passagers et l’efficacité opérationnelle.
L’attribution des portes définit les positions de stationnement attribuées aux vols selon les préférences des compagnies aériennes, le type d’avion, les horaires et les besoins opérationnels. La gestion est complexe et en temps réel, influençant directement la capacité, la commodité et la ponctualité.
L’attribution s’effectue à l’aide de logiciels spécialisés intégrant les horaires, la disponibilité et les contraintes. L’attribution dynamique permet une adaptation en temps réel aux retards et aux changements de situation. Une coordination étroite entre les opérations aéroportuaires, les compagnies aériennes, le contrôle de l’aire de trafic et le contrôle aérien est essentielle. Les politiques d’attribution peuvent privilégier les compagnies principales ou tenir compte des besoins douaniers.
Le contrôle de l’aire de trafic gère les mouvements des avions et des véhicules sur l’aire de trafic, assurant la sécurité et l’efficacité entre le terminal et les voies de circulation. Les contrôleurs de l’aire de trafic coordonnent le repoussage, le roulage, la disponibilité des portes et les activités GSE, via la radio, la surveillance et le contrôle visuel.
Le contrôle de l’aire de trafic est défini par les manuels d’exploitation et la réglementation, et nécessite une formation spécialisée. Il est indispensable au bon fonctionnement de l’aire de trafic, surtout lors des pointes d’activité ou en cas d’urgence.
Une voie de circulation est un couloir balisé et pavé sur l’aire de trafic, destiné à guider les avions entre les voies de circulation principales et les positions de stationnement. Les voies de circulation sont dimensionnées pour les plus gros avions attendus, avec des dimensions définies par le FAA et l’OACI selon l’ADG.
Les voies de circulation utilisent des lignes jaunes continues ou en pointillés, des barres d’arrêt et des panneaux de signalisation pour le guidage. L’éclairage et les marquages garantissent la sécurité, surtout par faible visibilité. Les voies de circulation sont également utilisées par le GSE et les véhicules d’urgence, favorisant une bonne circulation sur l’aire de trafic.
Un système d’hydrants de ravitaillement est un réseau intégré de canalisations souterraines et de points d’hydrants délivrant le carburant directement aux positions de stationnement des avions. Le ravitaillement par hydrant évite la présence de camions-citernes sur l’aire de trafic, réduisant la congestion et le temps de rotation. Les bouches d’hydrants sont intégrées au revêtement de l’aire de trafic, avec des connexions accessibles au personnel qualifié. Le système est conçu selon des normes strictes de sécurité, d’environnement et d’exploitation, et est surveillé pour détecter les fuites, la pression et le débit.
Le ravitaillement par hydrant est courant dans les grands aéroports ou ceux à fort trafic, permettant un ravitaillement rapide et simultané de plusieurs avions et améliorant l’efficacité et la sécurité des opérations au sol.
Pour une représentation visuelle détaillée des agencements de portes et de l’équipement aéroportuaire, consultez l’Annexe 14 de l’OACI ou les circulaires consultatives du FAA.
Ce glossaire s’adresse aux professionnels de l’aviation, au personnel aéroportuaire, aux étudiants et à toute personne intéressée par les aspects techniques et opérationnels de la gestion des portes et du stationnement des avions. Pour toute précision réglementaire, référez-vous toujours à la dernière documentation de la FAA, de l’OACI et des autorités nationales concernées.
Une porte d'aéroport est une zone spécifiquement désignée où les avions sont stationnés pour l'embarquement et le débarquement des passagers, le chargement de fret, le ravitaillement en carburant et d'autres services au sol. Elle inclut non seulement la position de stationnement de l'avion mais aussi l'infrastructure de soutien comme la passerelle d'embarquement et la salle d'embarquement.
Une porte est généralement reliée directement au terminal, souvent avec une passerelle d'embarquement pour passagers. Une aire de stationnement éloignée est une position de stationnement à distance sur l’aire de trafic, non reliée au terminal, nécessitant le transport des passagers en bus entre le terminal et l'avion.
Une passerelle d'embarquement (PBB), également appelée passerelle télescopique ou jetway, est une passerelle fermée et mobile qui relie le bâtiment du terminal à la porte de l'avion, permettant aux passagers d'embarquer et de débarquer en toute sécurité et efficacement.
Le dégagement d'extrémité d'aile est la distance minimale requise entre les extrémités d'ailes des avions stationnés adjacents ou entre un avion et des obstacles fixes. Il est crucial pour éviter les collisions au sol, garantir la sécurité lors des mouvements d'avions et accueillir différents types d'appareils.
Une porte MARS (Multiple Aircraft Ramp System) est une configuration flexible permettant d’accueillir soit un avion gros-porteur, soit deux avions moyen-courrier simultanément, optimisant ainsi l’utilisation du terminal et des portes.
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